Synopsis

Nathalie Baye est fille d’un couple d’artistes peintres en mal de notoriété. La scoralité de la petite Nathalie est difficile par la faute d’une dyslexie et dyscalculie. Elle se réfugie dans les cours de danse qui l’amèneront jusqu’à New York. De retour en France une amie l’amène au cours Simon où Nathalie Baye comprend que sa voie est de devenir actrice et de dire des textes.
Puis elle entre au conservatoire national supérieur d’art dramatique et se retrouve avec Jacques Villeret, André Dussolier. Et ressort diplomée en 1972. Pendant ses études elle est lectrice pour la femme de l’auteur Paul Morand.
En 1971 elle obtient son premier rôle au théâtre de la Madeleine dans la pièce « Galapagos » mise en scène par Bernard Blier avec comme partenaire Gérard Depardieu.
Les parents de Nathalie n’approuvent pas vraiment la carrière que va suivre leur fille. Sa mère est particulièrement blessante la comparant à une prostituée.
Très vite Nathalie Baye court les castings parisiens et est engagée sur des tournages.
Elle trouve un tout petit rôle non inscrit dans le générique dans un film de Robert Wise « Brève rencontre à Paris » (« Two People« ). Puis François Truffaut l’engage pour le rôle d’une scripte dans « La nuit américaine » (1973).
Sur scène au théâtre elle rencontre Philippe Léotard avec lequel elle partagera quelques années de vie commune.

Elle alterne les Seconds rôles au cinéma et le théâtre.
En 1977 François Truffaut la rappelle pour tourner dans « L‘homme qui aimait les femmes » dont le role principal est tenu par Charles Denner.
Deuxième réalisateur issu de la « Nouvelle vague« , rueducine.com-cesarJean-Luc Godard la fait tourner dans « Sauve qui peut (la vie) » sorti en 1980 sur les écrans mais retenu quelques mois par le producteur pour attiser l’envie du public. Le film auparavant présenté à Cannes divise la critique. Certains sont enthousiastes, d’autre détestent. Kirk Douglas président du jury passe le film à la trappe des récompenses.
L’actrice cependant prend de l’envergure. Et ses choix professionnels, exigeants, lui donnent une reconnaissance qui se concrétise à la cérémonie des César de 1981 où elle reçoit le César du meilleur second rôle féminin.
Bertrand Tavernier secoué par le film de Godard fait appel à Nathalie Baye pour son film « Une semaine de vacances » (1980). Elle est tête d’affiche avec Gérard Lanvin. Elle joue une prof assaillie par le doute sur la valeur de son métier et son aptitude à enseigner qui prend une semaine d’arrêt de travail. L’actrice est à nouveau nommée aux César, mais ne récolte pas la statuette.
Elle tourne aussi pour Bertand Blier un second rôle dans « Beau père » (1981).
La carrière de Nathalie Baye va prendre un tournant populaire avec de gros succès publics : le drame historique « Le Retour de Martin Guerre » de Daniel Vigne, dont elle partage la vedette avec Gérard Depardieu, « J’ai épousé une ombre » de Robin Davis avec Richard Bohringer et Francis Huster et le polar « La Balance » de Bob Swaim, avec également Philippe Léotard et Richard Berry.

rueducine.com-cesarrueducine.com-cesarElle remporte consécutivement deux nouveaux César : d’abord en 1982, un César de la meilleure actrice dans un second rôle, qu’elle obtient pour la deuxième fois en deux ans grâce à sa prestation dans « Une étrange affaire » de Pierre Granier-Deferre, puis en 1983, celui de la meilleure actrice pour sa prestation dans « La Balance« . Avec Philippe Léotard en petit mac et Nathalie Baye en prostituée, dans un petit film policier, rempli de défauts, ils arrivent tous deux à faire vivre leurs personnages et les rendre mémorables pour les cinéphiles. Leur couple à la vie est déjà désintégré par l’addiction aux drogues de Philippe Léotard.

Elle rencontre Johnny Hallyday pour une émission télévisée, les deux vedettes vont vivre un amour passionnel et néanmoins médiatisé, qui durera 3 ans, et duquel naîtra Laura Smet qui elle aussi deviendra actrice.

Bertrand Blier la rappelle pour « Notre histoire » (1984) un film écrit pour Alain Delon producteur et acteur. L’acteur en mal de renouvellement de sa carrière, tourne un film dont la construction rappelle celle de « Buffet froid » (1979), qui mélange le fantastique, l’iconoclaste et le social. L’histoire d’amour onirique entre Nathalie Baye et Alain Delon est une belle réussite, hélas pas couronné de succès en salles, et boudé par le Festival de Cannes qui ne le sélectionne pas à la grande fureur du producteur Alain Delon.
Nathalie Baye, l’année suivante retrouve Jean-Luc Godard pour « Détective » (1985) avec Johnny Hallyday, Claude Brasseur, Alain Cuny, Alain Terzieff et Jean-Pierre Léaud. Si l’on comprend bien ce que vient faire Nathalie Baye dans un film aux nombreuses citations littéraires, et à un montage almbiqué, le spectateur peut être plus circonspect sur la présence de Johnny Hallyday dont l’univers semble très éloigné.

En 1985 elle tourne dans un film franco-québécois « Lune de miel » de Patrick Jamain. Le film coécrit avec Philippe Setbon raconte l’histoire d’une femme qui contracte un mariage blanc à New York parceque son compagnon a été arrété pour trafic de drogue. Film oublié mais qui a des qualités d’interprétations.

En 1988 elle affronte dans « En toute innocence » d’Alain Jessua, Michel Serrault qui interprète son beau-père dont elle cherche à se débarrasser parcequ’il sait qu’elle trompe son mari avec le meilleur ami de ce dernier.

Puis on la retrouve dans deux bons films tournés par deux femmes.
« La Baule-Les-Pins » (1990) de Diane Kurys film choral où l’on retrouve Richard Berry, Zabou Breitman, Jean-Pierre Bacri et Vincent Lindon. Une histoire de couple qui se déchire sur fonds de vacances estivales. « Un Week-end sur deux » (1990) de Nicole Garcia pourrait être une suite du premier. Nous nous situons après le divorce d’un couple et la difficulté pour la femme devenue mère célibataire de mener vie professionnelle et vie familiale.

Nathalie Baye continue de tourner mais tombe dans un passage à vide où les films ne trouvent pas de public. Ce n’est qu’en 1996 avec « Enfants de Salaud » troisième long métrage de Tonie Marshall qu’elle retrouve un succès. Avec Jean Yanne, Anémone, Molly Ringwald et François Cluzet. Quatre adultes qui ne se connaissent pas sont réunis à la mort de leur géniteur, un escroc.
L’esxpérience s’avérant concluante pour la réalisatrice et l’actrice, elles se retrouvent sur « Vénus Beauté (institut) » (1998). Film chronique sur la vie d’une femme qui soigne les corps et l’âme de ses clientes et se néglige sur le plan personnel et professionnel.

La même année elle tourne sous la direction du cinéaste belge Frédéric Fonteyne « Une liaison pornographique » (1998) au titre trompeur, puisque de la pornographie il n’yen a point. Le film raconte la rencontre purement sexuelle de deux êtres mais dont les sentiments amoureux finissent par les atteindre. Son partenaire est interprété par Sergi Lopez.
Nathalie Baye reçoit un prix d’interprétation à la Mostra de Venise.

En 2000 elle tourne pour Xavier Beauvois « Selon Mathieu » l’histoire d’une vengeance d’un ouvrier sur son patron en séduisant la femme de ce dernier. Mais cela ne se passe pas comme prévu. Avec Benoît Magimel et Antoine Chappey et Jean-Marie Winling. Le film est un four mais méritait bien mieux.

En 2001 avec Josiane Balasko elle se fourvoie dans une adpatation cinématographique d’une série britannique. Gabriel Aghion est à la manoeuvre au scénario et à la réalisation. La vulgarité de ses comédies (« Pédale douce » , « Belle maman« , « Le libertin« ) n’est pas démentie par « Absolument fabuleuse« . Catastrophe générale sur le fond et la forme.

Write a comment

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *